Les insectes auxiliaires du jardinier

En 30 ans nous avons perdu près de 70 % de la population des insectes. Disparition due principalement à la dégradation de notre environnement. Pourtant, l’ensemble du monde minuscule est un maillon essentiel de la chaîne alimentaire, chaîne au bout de laquelle il y a l’être humain.

Sans insectes pas de vie sur terre.

Tout insecte à son utilité, mais au jardin il y a des présences qu’on apprécie rencontrer. Ainsi, on recense une trentaine d’espèce qui apporte sa collaboration, son aide au jardinier.

Répartis en 3 grandes catégories, les insectes auxiliaires du jardinier vont être bénéfiques au jardin tout au long de leur cycle de vie.

Les insectes se nourrissant des plantes, par exemple les pucerons, vont être limités dans leur prolifération par d’autres insectes carnivores ou parasitoïdes. Les pollinisateurs vont contribuer à la production de fruits et de légumes par le pollen qu’ils vont transporter et déplacer de fleurs en fleurs. Les insectes recycleurs vont eux consommer des matières organiques mortes (bois, déjections animales, cadavres, végétaux). A la manière d’un composteur, ils vont permettre de fertiliser le sol.

Beaucoup de ces insectes sont efficaces dès l’état larvaire comme la cétoine dorée dont la larve aura alors un rôle de recycleur. Ou encore, les larves de coccinelles ou des chrysopes qui dévorent des pucerons.

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Les carnivores

Quelques exemples de prédateurs remarquables

La cicindèle champêtre : d’un vert brillant et présentant des petites tâches sur les élytres, c’est une chasseuse agile. Ses larves sont aussi redoutables. En effet, elles creusent un puis dans lequel elles attendent leurs proies pour en aspirer le contenu.

Le syrphe : Ici aussi, c’est la larve active la nuit qui va consommer un grand nombre de pucerons.

Le psen noir : petite guêpe paralysante de 6 mm, va piquer le puceron avec son aiguillon. Celui-ci va être amené dans une loge faite dans un trou de bois pour servir de nourriture à la future progéniture du psen. Ainsi paralysé le puceron sera toujours frais à l’éclosion des larves…

L’aphidius colemani : autre micro-guêpe, celle-ci va parasiter les pucerons en y pondant un œuf. La larve va se nourrir de son hote.

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Aphidius colemani

L’asile-frelon : sorte de mouche jaune très velue qui capture ses proies en vol et dont les larves se nourrissent de débris végétaux.

La punaise du peuplier : va chasser d’autres insectes et acariens sur divers végétaux.

Le drille jaunâtre : sa larve se nourrit d’escargot. Elle s’installe dans la coquille de l’escargot qu’elle dévore. Par la suite, elle va se trouver une autre « table d’hôte » pour y finir sa mutation.

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Drile jaunâtre, Drilus flavescens

L’épeire diadème : araignée très commune dans les jardins. Elle mange toutes les proies prises dans sa toile qui peut faire jusqu’à 50 cm de diamètre. Elle doit reconstruire entièrement cette toile même si celle-ci est seulement abîmée. En effet, elle ne sait pas juste la réparer.

Les pollinisateurs

Le xylocope : appelé aussi abeille charpentière nom donné pour sa capacité à creuser le bois pour y faire son nid. C’est une très grosse abeille qui peut faire plus de 2 cm de long. On l’a reconnaît bien par sa couleur noire et ses ailes bleu-violet.

L’œdémère noble : petit coléoptère vert-bleu reconnaissable par ses gros fémurs (chez le mâle). Va de fleurs en fleurs pour se nourrir de pollen.

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Œdémère noble, Oedemera nobilis

L’osmie : petite abeille noire présentant une forte pilosité rousse formée de bandes sur l’abdomen.

La scolie des jardins : très grande (jusqu’à 4 cm) on peut la confondre avec le frelon asiatique mais elle est inoffensive pour l’Homme.

Les recycleurs

Les collemboles : petits insectes de 1 cm maximum, parfois très colorés, indispensables à la formation de l’humus. Ils ont un petit organe de saut replié sous l’abdomen utilisé pour fuir en cas de danger.

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Collembole, Isotomurus palustris

La mouche de Saint Marc : ou bibion est une petite mouche noire très velue avec de gros yeux noirs. Les larves se nourrissent de déchets végétaux.

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Mouche de Saint Marc, Bibio marci

Le géotrupe stercoraire : nommé également bousier des bois est un scarabée coprophage.

La panorpe : ou mouche scorpion, à l’état larvaire mange principalement des matières en décomposition. On reconnaît les mâles grâce à leur organe reproducteur qui rappelle le dard d’un scorpion.

Le grillon des bois : bien plus petit (1 cm max) que son cousin le grillon champêtre, va consommer des feuilles sèches avec une préférence pour celle du chêne.

Cloporte et ver de terre n’apparaissent pas dans la liste car l’un appartient à la famille des crustacés et l’autre à celle des annélides. Ils ne sont donc pas des insectes mais sont très précieux au jardin.

Comment faire venir les insectes auxiliaires du jardinier ?

On peut toujours contribuer à attirer les insectes comme avec les hôtels à insectes qui ont fleuris ces dernières années.

La manière la plus efficace pour faire venir les insectes est encore la non utilisation de traitements chimiques dans les jardins et potagers. Et pourquoi pas essayer de laisser un coin en friche, sans y intervenir et voir ce qu’il s’y passe. Nombreux sont les insectes qui pondent sur des plantes dites mauvaises comme les orties.

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